Variole simienne (Monkeypox)

 

Qu’est-ce que la variole simienne?

La variole simienne est une infection que l’on retrouve surtout en Afrique centrale ou occidentale, où se trouvent des forêts tropicales et des animaux porteurs du virus.

Pourquoi parle-t-on de variole simienne ?

Depuis le début du mois de mai 2022, des infections par le virus de la variole du singe ont été confirmées dans de nombreux pays occidentaux où cette maladie n’existe pas habituellement.

Comment est-ce que la variole simienne se transmet-elle?

La transmission de personne à personne peut se faire par un contact étroit et prolongé avec des lésions cutanées telles que des plaies et des cloques, ou des sécrétions respiratoires infectées tels que la toux et les éternuements lors d’un contact étroit, en face à face, pendant plusieurs heures, ou avec des objets (vêtements, draps de lit ou serviettes) récemment contaminés par des fluides provenant de la personne infectée ou des matières provenant de la lésion. L’infection peut également être transmis à un enfant à naître.  

Toute personne ayant un contact étroit avec une personne infectieuse est à risque. Ce n’est pas connu pour se transmettre par contact occasionnel, par exemple en allant au magasin ou en voyageant en avion avec quelqu’un.

La variole simienne se transmet par contact étroit et prolongé, souvent entre personnes lors d’activités intimes et sexuelles.

 

Quels sont les symptômes ?

Les signes et les symptômes de la variole simienne comprennent des maux de tête, de la fièvre, des frissons, un malaise général, de la fatigue, des douleurs musculaires et dorsales, des douleurs articulaires, des ganglions lymphatiques enflés, des sueurs nocturnes ainsi que des éruptions et des lésions cutanées. Beaucoup de personnes infectées présentent des lésions cutanées au niveau oral et génital.

Y a-t-il des complications ?

Pour la plupart de gens, la maladie sera légère et disparaîtra d’elle-même en 2 à 4 semaines. Quelques personnes peuvent développer des complications telles que des infections secondaires, une pneumonie, une septicémie, une encéphalite, une méningite, ou encore, des infections oculaires.

Qui est le plus à risque de développer une maladie grave?

Les personnes qui sont immunodéprimées, les jeunes enfants ainsi que les femmes enceintes sont les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la variole simienne.

Existe-t-il un traitement?

Il n’existe pas de traitement spécifique pour traiter une infection par le virus de la variole simienne. Les symptômes disparaissent généralement d’eux-mêmes naturellement. Le traitement consiste à contrôler les symptômes comme la fièvre et la déshydratation.

Si un cas de variole simienne est grave, les médecins peuvent prescrire un nouvel antiviral appelé Tecovirimat et/ou une hospitalisation.

Existe-t-il un vaccin pour prévenir la variole simienne?

Il existe un vaccin qui s’est avéré efficace pour prévenir la variole simienne ou atténuer ses symptômes. Il s’agit du vaccin Imvamune. Une à deux doses de vaccin sont nécessaires, dépendant du risque d’être en contact avec le virus. Ce vaccin est sûr et a été autorisé par Santé Canada. La vaccination est un excellent moyen de se protéger contre la variole simienne. Pour en savoir plus sur le vaccin Imvamune : Vaccin contre la variole et contre la variole du singe

Qui peut recevoir le vaccin contre la variole simienne?

Le nombre de vaccins disponibles étant relativement limité dans le monde, les efforts de vaccination donnent la priorité à certains groupes.

Bien que l’infection puisse être contractée par toute personne ayant un contact étroit avec une personne infectieuse, la variole simienne touche actuellement de manière disproportionnée les hommes, cis ou trans, ayant des relations avec d’autres hommes, cis ou trans et les personnes bispirituelles, gaies, bisexuelles, trans et queers.

Actuellement, le vaccin contre la variole simienne est offert aux :

  • Personnes ayant été en contact avec une personne atteinte de la variole simienne;
  • Hommes, cis ou trans et les personnes bispirituelles, gaies, bisexuelles, trans et queers qui ont eu, ou auront, des contacts sexuels avec au moins un nouveau partenaire masculin, cis ou trans;
  • Les travailleurs et travailleuses du sexe.

Ces groupes peuvent changer en fonction de l’évolution de la situation.

Le risque de contracter la variole simienne n’est pas limité aux personnes sexuellement actives ou aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Le virus ne fait pas de distinction entre le sexe, l’orientation sexuelle, la sexualité, l’identité de genre, l’âge ou l’origine ethnique.

Comment puis-je recevoir un vaccin contre la variole simienne?

Si vous êtes éligible à la vaccination, appelez votre CLSC, demandez votre infirmière de santé publique ou votre infirmière COVID et dites que vous devez recevoir un vaccin. Le vaccin est disponible dans toutes les communautés. Vous pouvez consulter tout professionnel de la santé en qui vous avez confiance : les services sont confidentiels.

Quels sont les effets secondaires du vaccin?

Les effets secondaires les plus courants du vaccin sont de la douleur au niveau du site d’injection, des nausées, des maux de tête, des douleurs musculaires ainsi que de la fatigue.

Pourquoi se faire vacciner si le corps combat naturellement l’infection?

Guérir de la variole simienne peut prendre un certain temps. Les symptômes sont visibles et évidents. Ils peuvent laisser des tâches et des cicatrices sur la peau. Dans de rares cas, la variole simienne peut entraîner des complications graves nécessitant une hospitalisation ou parfois, peut même entraîner la mort de la personne atteinte.

Que dois-je faire si je pense avoir la variole simienne?

Si vous pensez avoir ou avoir eu des symptômes similaires à ceux de la variole simienne, vous devez appeler votre CLSC et demandez un rendez-vous.

Des tests sont disponibles pour confirmer le diagnostic. Les personnes atteintes de la variole simienne peuvent prévenir la transmission à d’autres personnes par des mesures simples.

En attendant de voir un médecin ou une infirmière, suivez ces conseils pour éviter de transmettre la variole simienne aux autres :

  • Porter un masque;
  • Ne pas partager les serviettes, les vêtements, les draps ou d’autres objets qui aurait touché votre peau;
  • Rester à l’écart des autres, y compris des personnes avec lesquelles vous vivez. N’ayez pas de contact sexuel avec d’autres personnes;
  • Nettoyez vos mains, ainsi que les objets et les surfaces que vous touchez régulièrement;
  • Gardez les plaies ou les cloques couvertes autant que possibles avec manches longues et des pantalons longs.

Toute personne présentant des symptômes qui pourraient être ceux de la variole simienne doit consulter immédiatement un professionnel de la santé.

Que dois-je faire si je pense avoir été en contact avec une personne atteinte de la variole simienne ?

Les contacts asymptomatiques peuvent se voir proposer un vaccin antivariolique pour prévenir la maladie. Ils peuvent poursuivre leurs activités quotidiennes habituelles. La surveillance des symptômes est recommandée pendant une période de 21 jours depuis le dernier contact avec un personne atteinte de la variole simienne. Les contacts qui présentent des symptômes doivent appeler leur CLSC et demander un rendez-vous.

Il est recommandé d’éviter les contacts intimes et sexuels et si vous vivez avec un cas suspect ou confirmé, évitez de dormir dans le même lit, limitez vos contacts avec cette personne et portez un masque en sa présence.

Le Nunavik est-il à risque?

La transmission dans de grands groupes au Nunavik est très peu probable. La détection précoce de la présence de la variole simienne dans une communauté peut aider à limiter la propagation dans de petits groupes proches de la personne atteinte. La RRSSSN surveille l’épidémie de près et informe les cliniques. Nous ne sommes pas préoccupés par la situation.

Qu’en est-il de la stigmatisation?

La plupart des cas récents sont dus à des contacts étroits entre des hommes, cis ou trans, qui s’identifient comme ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ou avec des personnes bispirituelles, gaies, bisexuelles, trans ou queers, mais toute personne ayant eu un contact étroit avec un cas de variole simienne peut contracter le virus.

Stigmatiser les personnes en raison d’une maladie n’est JAMAIS acceptable. Tout le monde peut contracter ou transmettre la variole simienne, quels que soit son sexe, son orientation sexuelle, sa sexualité, son identité de genre, son âge ou son origine ethnique.

Pourquoi de nombreux cas dans cette épidémie mondiale concernent-ils des hommes, cis ou trans, dans les communautés 2SGBTQ+ ?

Les virus comme celui de la variole simienne se propagent par contact dans les réseaux sociaux. Certains hommes 2SGBTQ+ font partie de réseaux sociaux qui traversent les pays.

De nombreux hommes de ces réseaux protègent activement leur santé, notamment en demandant des tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Cela peut avoir conduit à une détection plus précoce de l’épidémie dans les communautés 2SGBTQ+ et des épidémies peuvent également être constatées dans d’autres communautés.

 

Pour en savoir plus sur la variole simienne :