Santé et éducation sexuelles

Une sexualité saine repose sur la communication, l’acceptation, le respect et l’amour.

Une sexualité saine : prévention, promotion et éducation, activités régionales
Les relations sexuelles saines et les pratiques sexuelles sécuritaires
Moins de risque, plus de liberté
Programme d’éducation sexuelle du Nunavik : 7e année, secondaire 1 et 2 et IPL
La contraception et la planification familiale
Les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS))
Mises à jour en surveillance

Une sexualité saine : prévention, promotion et éducation, activités

  • La santé sexuelle c'est comme un igloo, chaque bloc est important

  • La Semaine des relations saines (semaine du 14 février) : Dans une relation saine, et votre partenaire êtes bien aux niveaux affectif, mental, sexuel et physique.

  • La Journée mondiale du SIDA, le 1er décembre, vise la sensibilisation, le combat contre les préjugés, une meilleure éducation et un rappel au monde que malgré la disponibilité de traitement, il n’y a toujours aucun remède.

  • La Journée internationale contre l’homophobie, soulignée le 17 mai de chaque année, est une occasion de discuter de la sexualité et de l’importance de faire preuve de respect pour toutes les orientations sexuelles.

  • Ruban en route / Ribbon on the Way : Un organisme à but non lucratif avec d’éduquer les jeunes concernant la prévention et la démystification du VIH/SIDA, sa  quatrième tournée au Nunavik (trois écoles à chaque tournée) sera réalisée au mois d’octobre 2016, à Inukjuak, à Salluit et à Kangiqsujuaq.

    Ruban en Route offre des activités interactives ainsi que le témoignage d’une personne vivant avec le SIDA.

  • Le Mois national de sensibilisation à l’hépatite C chez les Autochtones et la Journée mondiale contre l’hépatite (en anglais seulement)
    http://pauktuutit.ca/hepatitiscawareness/
    http://pauktuutit.ca/news/world-hepatitis-day/

Les relations sexuelles saines et les pratiques sexuelles sécuritaires

À noter que la plupart des informations dans cette partie proviennent du programme de santé sexuelle du Nunavut

  • Les relations saines, la communication et les choix

Les relations saines se démarquent par cinq qualités importantes : la sécurité, l’honnêteté, l’acceptation, le respect et le plaisir (SHARP)

Moins de risque, plus de liberté

  • La sexualité sans risques commence avec les bonnes décisions, choisir d’éviter les ITS, choisir de devenir enceinte ou non et être connecté affectivement à son partenaire. Pour certains, la sexualité sans risques se traduit par l’abstinence ou le sexe solo, ce qui demeure la meilleure façon de se protéger totalement contre les infections transmises sexuellement et d’éviter les grossesses non désirées. D’autres choisissent d’avoir un seul partenaire ou d’utiliser des condoms. Choisir la sexualité sans risques c’est respecter soi-même et son corps ainsi que son partenaire et son corps à lui ou à elle.

    Affiche

    Qu’est-ce qu’une relation saine?

    En peu de mots, une relation saine est une relation dans laquelle vous et votre partenaire êtes bien aux niveaux affectif, mental, sexuel et physique. Non seulement vous prenez plaisir dans la compagnie de chacun, mais vous êtes également libres de  vous exprimer comme vous êtes. Évidemment, toute relation est unique, mais les relations saines se démarquent par cinq qualités importantes. L’acronyme S.H.A.R.P. aide à rappeler ces qualités.

    • Sécurité : Dans une relation saine, vous vous sentez en sécurité. Vous n’avez pas vous inquiéter que votre partenaire vous fera mal physiquement ou émotionnellement, et vous n’avez aucune envie d’être violent physiquement ou émotionnellement envers votre partenaire. Vous êtes libre d’essayer de nouvelles choses (ex. suivre un cours du soir) ou de changer d’idée (ex. une activité sexuelle qui vous rend mal à l’aise) sans craindre la réaction de votre partenaire.

    • Honnêteté : Vous ne cachez rien d’important de votre partenaire et vous êtes d’exprimer vos pensées sans crainte de censure ou de ridicule. Vous êtes à l’aise d’admettre que vous êtes dans le tort. Vous réglez les disputes en se parlant ouvertement.

    • Acceptation : Vous et votre partenaire, vous vous acceptez comme vous êtes. acceptez les qualités uniques de votre partenaire (ex. sa timidité ou ses émotions) sans essayer de le ou la changer. Si vous n’aimez pas les qualités de votre partenaire, il serait peut-être utile de vous questionner sur vos raisons d’être avec lui ou elle.

    • Respect : Vous avez une bonne estime chacun de l’autre. Vous ne vous sentez inférieur ni supérieur à votre partenaire dans les aspects importants. Vous avez un respect mutuel pour les opinions et les idées de l’autre. Ceci ne veut pas dire que vous êtes censé tolérer tout ce que votre partenaire fait ou ne fait pas (ex. refuser de l’aide pour un problème de consommation d’alcool). Définir ses limites est signe de respect pour soi.

    • Plaisir : Une relation saine ne repose que sur la façon dont deux personnes comportent l’une envers l’autre ; il doit y avoir plaisir également. Dans une relation saine, la présence de votre partenaire donne de l’énergie dans votre vie. Vous jouez et riez ensemble. Vous prenez plaisir.

      Ces informations proviennent de www.masexualite.ca. Veuillez consulter ce site pour de plus amples informations.

  • Condoms

    Les condoms sont une excellente façon d’éviter les ITS lors des rapports sexuels (oral, vaginal ou anal). Au Nunavik, les condoms sont disponibles aux CLSC, dans la plupart des magasins et dans certaines écoles et certains aéroports.

  • Consommation de drogues injectables et accès aux matériels d’injection stériles

    Les consommateurs de drogues injectables peuvent transmettre le virus d’immunodéficience humaine (VIH) et de l’hépatite B (VHB) et C (VHC) en partageant les aiguilles et seringues et lors des rapports sexuels non protégés. Rendre les matériels d’injection stériles disponibles aux utilisateurs de drogues injectables est l’une des façons de réduire les risques. Les directions régionales de la santé publique furent mandatées par le Service de lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang (SLITSS) du MSSS d’implanter un tel programme sur leur territoire respectif. Le programme devrait être implanté au Nunavik au début de l’année 2016.

  • Tatouages et perçages

    Saviez-vous que tout instrument ou objet (aiguille, pointe de métal, tube, encre) peut constituer une source d’infection d’hépatite B et C et de VIH pour vous et pour l’artiste ? Vous ET votre artiste de tatouage ou de perçage pouvez réduire les risques.

Programme d’éducation sexuelle du Nunavik : 7e année, secondaire 1 et 2 et IPL


Le Programme d’éducation sexuelle du Nunavik, disponible dans les trois langues, fut élaboré au Nunavik avec la contribution des jeunes, des parents et des enseignants et selon les valeurs inuites. Les sujets comprennent l’estime de soi, les relations saines, le corps et ses fonctions, les comportements à risque et sans risques, les infections transmises sexuellement et par le sang, le port du condom et la contraception.

Si la Commission scolaire Kativik encourage l’utilisation du programme dans les écoles, la décision de ce faire est laissée aux directeurs d’écoles et à leur personnel. Les infirmières sont encouragées de collaborer avec les écoles à l’application du programme. Des trousses d’outils sont disponibles dans chaque école secondaire et dans chaque CLSC. 

Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec l’infirmière du Programme d’éducation sexuelle au 819 964-2222, poste 269.

La contraception et la planification familiale

  • Les couples sexuellement actifs et les femmes peuvent choisir le moment où accueillir un enfant dans la famille avec les méthodes de contraception. Plusieurs options sont disponibles, dont les condoms. Noter que le contraceptif oral ne protège pas contre les ITS. Il faut toujours utiliser un condom si vous ne connaissez pas l’histoire sexuelle de votre partenaire, si vous avez plus d’un partenaire ou si vous n’êtes pas certain de ne pas avoir une ITS. Demandez un rendez-vous avec une infirmière ou une sage-femme au CLSC afin de discuter de la meilleure méthode de contraception pour vous.

Infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS)

Les infections se transmettent lors des activités sexuelles et par le partage d’objets, tels les aiguilles, qui percent la peau. Ces infections s’appellent les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Les ITSS comprennent la chlamydiose, la gonorrhée, le VIH/SIDA, l’hépatite B et C ainsi que la syphilis. Prévenir ces infections ainsi que dépister et traiter les Nunavimmiuts infectés sont essentiels au bien-être de nos communautés.

  • La gonorrhée et la chlamydiose

    La gonorrhée et la chlamydiose sont des maladies bactériennes transmises lors des rapports sexuels ou de la naissance. Elles atteignent le pharynx, l’anus, le col de l’utérus, l’utérus, les testicules, le pénis et même les yeux. Il est également possible que l’infection soit asymptomatique. Si le traitement est retardé, la chlamydiose et la gonorrhée peuvent causer une cicatrisation permanente de l’utérus, avec comme résultat la douleur ou l’infertilité. Toutefois, traitées précocement, elles répondent aux antibiotiques. Les Nunavimmiuts sexuellement actifs devraient se faire dépister chaque année pour la gonorrhée et la chlamydiose ou encore plus souvent dans le cas d’un nouveau partenaire ou de multiples partenaires.

  • VIH
    Le VIH est le virus qui cause la maladie du SIDA. Le VIH se transmet d’une personne à une autre par le sang (ex. lors de partage d’aiguilles ou par le placenta d’une femme enceinte), par le sperme ou par les sécrétions vaginales (lors d’un rapport sexuel). Il ne se transmet pas par une poignée de main, par la toux ou en partageant un repas. Il n’y a présentement pas de cure pour le VIH, mais il existe des traitements pour contrôler l’infection et permettre à ceux infectés par le virus de mener une vie productive. Apprenez plus sur le VIH/SIDA afin de soutenir les Nunavimmiuts vivant avec cette maladie dans notre région et de prévenir de nouvelles infections.
  • Syphilis

    La syphilis est une infection bactérienne transmise lors des rapports sexuels. L’infection produit une lésion non douloureuse sur les parties génitales, laquelle disparaît spontanément après une semaine ou deux. Sans traitement, l’infection se répand à la peau, au corps entier et au cerveau. Le fœtus est sévèrement affecté si la mère est infectée durant la grossesse. Avec une intervention précoce, la syphilis répond à une simple injection d’antibiotique.

  • L’hépatite C

    L’hépatite C est une maladie causée par un virus qui est transmis par le sang, principalement lors de partage d’aiguilles. Elle atteint le foie et peut mener à la cirrhose et au cancer.

  • L’hépatite B
    L’hépatite B est une maladie causée par un virus qui est transmis par le sang, principalement lors de partage d’aiguilles ou des rapports sexuels. Elle atteint le foie et peut mener à la cirrhose et au cancer.
     
  • Le VPH, l’herpès génital
    L’herpès est un virus qui cause des lésions dans ou autour de la bouche et sur les parties génitales. Il se transmet par les baisers et lors des rapports sexuels. Les lésions sont douloureuses et peuvent réapparaître durant la vie d’une personne ayant la maladie. L’herpès répond aux médicaments mais il n’existe aucune cure. Le VPH est un virus qui se transmet lors des rapports sexuels. Il est très fréquemment trouvé dans la population générale. Dans certains cas, il mène au cancer cervical et au cancer du pénis. Le test de PAP est réalisé sur chaque femme afin de dépister les infections et les débuts de cancer sur le col de l’utérus.
     
  • Brochures

Mise à jour en surveillance

Les taux de cas d’infection à la gonorrhée et à la chlamydiose déclarés au Nunavik sont plus élevés que ceux pour la province, une lacune observée depuis plus de 20 ans.

Cependant, contrairement aux autres communautés inuites et des Premières Nations du Canada, le nombre de cas de syphilis et de VIH demeure peu élevé pour le moment. Avec des taux extrêmement élevés de gonorrhée et de chlamydiose, une hausse potentielle des taux de syphilis et de VIH est une importante préoccupation.

À surveiller : graphiques et statistiques sur la population (rapportés annuellement, à partir de 2016)